Maternité : l’âge de la maturité ?

La maternité est la plus belle opportunité pour grandir et guérir

 

Avant d’être enceinte cela faisait 12 ans que je tentais de guérir de mes blessures d’enfance

 

J’ai commencé un travail sur moi à l’âge de 20 ans. 

 

J’ai décidé d’aller voir un psychanalyste pour tenter de comprendre mes souffrances, les apaiser et leur donner un sens.

 

J’ai décidé de me faire aider pour tenter de me construire une identité, celle que je cherchais depuis toutes ces années auprès de ma mère qui me l’a difficilement accordée.

 

Ma mère, qui était pour moi à l’époque ma seule boussole identitaire, mon seul repère.

 

Pourquoi une mère refuserait-elle le droit à sa fille de grandir, de s’affirmer et de s’épanouir ? 

 

Sans doute parce que ma présence à ses côtés lui rappelait la petite fille qu’elle a été ou qu’elle aurait voulu être.

 

Parce que mon amour débordant lui rappelait sans doute à quel point elle en avait manqué enfant.

 

Parce que mon indulgence et la compréhension que j’avais pour elle, lui montraient à quel point elle, elle n’en avait pas à son égard.

 

Parce que mes attentes vis à vis d’elle étaient un douloureux souvenir des siennes, que personne n’avait voulu entendre.

Parce que ma mère est restée cette enfant abandonnée et mal aimée.

Donc comment aurait-elle réussi à m’accorder l’autorisation d’être moi-même, d’être heureuse, de m’aimer, de vivre en accord avec ma personnalité, de m’affirmer, d’oser être, de prendre ma place et de m’envoler quand elle n’a pas connu ça et qu’elle n’a pas su se l’apporter ?

 

Aujourd’hui je comprends que, enfant ou pas, famille ou pas, il est plus facile de vivre auprès de personnes qui nous ressemblent. 

 

Ce n’était pas le cas de ma mère et moi. Ça ne l’est toujours pas.

 

D’ailleurs ses mots sont gravés à jamais dans ma mémoire “ tu n’es pas la fille que j’aurais voulu avoir.” (à l’époque je n’ai pas su comprendre qu’elle parlait d’elle)

 

Devenir mère implique la responsabilité de se guérir soi

 

En effet, on ne peut aimer les autres qu’après avoir appris à s’aimer. On peut être dans la bienveillance et vivre en paix auprès des autres quand on vit en paix avec soi-même.

 

C’est donc sur ce cheminement personnel que je me suis lancée il y a une dizaine d’années, mais 3 ans de thérapie et quelques séances de sophrologie n’ont pas été suffisantes. 

 

Pourquoi ?

 

Car je pense que je voulais guérir pour ne plus souffrir. 

 

Mais pas forcément pour grandir

 

Or j’ai appris que  l’un ne va pas sans l’autre. 

Et j’ai senti dès que mon fils est venu habiter mon ventre, qu’il fallait que je lui offre plus que ça. Plus qu’une petite fille en mal d’amour, restée prisonnière des blessures de son enfance et de sa lignée familiale.

 

Cette nécessité (urgente) de grandir et donc de guérir de manière consciente et éveillée, s’est faite sentir dès que j’ai été enceinte. 

 

Dès le 3ème mois je me suis sentie submergée par les ombres de mon passé et parce que mon présent était un douloureux rappel permanent de tout ce à quoi je voulais échapper.

 

Les dés ont de nouveau été jetés au sein de ma famille à l’annonce de ma grossesse et l’éternel schéma s’est répété.

 

Ma mère fusionnelle (par intermittence entre ma soeur et moi) m’a pour la énième fois rejetée, a mis de la distance par des attitudes blessantes et déplacées. Sans doute pour tester une fois de plus mon amour pour elle malgré ma grossesse et mon projet de famille.

 

Mais cette fois-ci c’était trop pour moi, j’ai décidé d’arrêter de “jouer” pour me protéger et ai gardé ma position et donc mes distances.

 

Il aura fallu quasiment 3 ans pour dévitaliser cette relation mère-fille toxique.

 

Je n’avais dès lors pas trouvé la force ni les ressources nécessaires pour rompre avec ce schéma maternel, mais pour protéger mon fils et ma famille, j’ai su puiser tout au fond de moi..

 

Mon fils m’a donné le courage de devenir enfin une adulte libre et heureuse en affrontant mes peurs, mes parts d’ombre et l’inconnu. 

 

Apprendre à s’auto-materner pour être une meilleure maman pour son propre enfant

 

Grandir soi pour faire grandir son enfant, n’est-ce pas là la plus belle des raisons d’avancer sur le chemin de sa guérison émotionnelle ?

 

Avant de devenir mère à mon tour,  j’avais conscience, par l’exemple de ma mère, qu’il était nécessaire de guérir de son passé car je voyais tous les ravages que cela provoquait entre elle et moi.

 

Mais je ne savais pas à quel point cela pouvait être si compliqué et demandait un véritable courage et une détermination sur le long terme.

 

Cette force je la compare à l’énergie vitale, celle qui nous a poussé à venir au monde ou celle que nous avons contacté pour accompagner notre enfant lors de sa naissance.

 

Aujourd’hui je comprends et surtout j’accepte que certaines femmes n’y arrivent pas ce qui me permet de pardonner à ma mère.

 

Car même si je reste persuadée que nous avons toutes et tous les capacités en nous de résilience, il y a sans doute parfois besoin de plusieurs vies pour guérir.

 

Pour ma part c’est dans cette vie-là que j’ai réussi et c’est pourquoi je souhaite plus que tout être au service de la guérison émotionnelle des femmes et notamment des mamans, pour les aider à transmettre ce qu’elles ont de plus beau à leurs enfants.

 

Pour qu’à leur tour ils transmettent leur lumière à leurs propres enfants.


Si mon histoire résonne en toi, si toi aussi tu es maman et que tu souhaites travailler sur tes blessures d’enfance, apprendre à mieux te connaître pour t’épanouir davantage dans ta vie de femme et de mère, n’hésite pas à me contacter par mail ou en allant sur mon compte Instagram.

***Je suis Laurie, accompagnante du féminin et du lien mère-enfant, spécialisée dans l’accompagnement des femmes césarisées. Ma mission de vie est de sublimer les cicatrices de vie de chaque femme devenue mère.***