Comment guérir ses blessures émotionnelles ?

C’est quoi une “blessure émotionnelle” ?

Vaste sujet que sont les « blessures émotionnelles »

Elles nous empoisonnent la vie et nous empêchent bien souvent d’accéder au bonheur. Au quotidien, elles engendrent régulièrement des émotions négatives telles que la colère, la tristesse, la frustration, ou le sentiment peu agréable de se sentir humiliée, trahie, abandonnée ou rejetée.

Une blessure émotionnelle, c’est ce que l’on traverse quand on est enfant et qui entrave notre développement et notre croissance. Il y a bien sûr la maltraitance physique mais également les blessures psychologiques et affectives. Cela peut être le sentiment de rejet, de ne pas être aimée, une humiliation ou une injustice suite à des remarques ou des sous-entendus. 

Ou encore un sentiment d’abandon, de trahison ou d’insécurité suite à un divorce ou à un décès. Tout ce qui fait qu’à un moment donné, on ressent un choc, que l’on a converti inconsciemment en une douloureuse tristesse.

Quelles conséquences ont nos blessures émotionnelles sur notre vie d’adulte, de femme et/ou de maman  ?

Nos blessures émotionnelles nous empêchent d’être soi et il est important de s’en libérer ou au moins d’apprendre à les identifier.

Publié en 2013 par Lise Bourbeau, le best-seller intitulé Les 5 blessures émotionnelles qui nous empêchent d’être nous-même identifie 5 blessures fondamentales qui sont : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice.

Ce qui est important de savoir c’est que nos perceptions jouent un grand rôle dans le développement de ces-dites plaies.

En effet, ce ne serait pas tant les blessures émotionnelles en elles-même qui nous feraient souffrir encore aujourd’hui, en tant qu’adulte, mais bien l’absence d’outils à notre disposition pour les identifier et les comprendre.

C’est pourquoi en tant que parent, il est donc important d’être attentif autant que possible à ses propos ou de vite intervenir auprès de notre enfant s’il y a eu une blessure. 

Une blessure émotionnelle ou psychique qui n’est pas prise à temps s’infecte, à l’image d’une blessure physique. Le désavantage est qu’une plaie psychique ne se voit pas, et pourtant on a bel et bien un abcès au cœur et à l’âme.

Pour ne pas contacter les souffrances qui sont attachées à nos blessures d’enfance, nous, en tant que petits enfants, (afin de survivre et nous adapter à notre environnement) avons façonné des masques. Des protections qui, au fil des ans, freinent notre épanouissement et notre bien-être.

Lorsque nous portons ces masques,” écrit Lise Bourbeau,” nous ne sommes plus nous-mêmes”

Reconnaître nos masques, et ceux des autres, et adopter de nouveaux comportements pour arriver à guérir nos blessures, tels sont les objectifs de son livre.

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Comment reconnaître nos blessures émotionnelles ?

Elles se manifestent souvent par une souffrance consciente car l’on se souvient très bien de ce qui nous est arrivé étant petite.

Si, en revanche, par peur, on a décidé d’oublier ses mauvais souvenirs, le mal refoulé et inconscient se transforme en blessures intérieures. On va alors « adopter un comportement d’évitement pour ne pas les ressentir », tels les masques évoqués ci-dessus.

Le problème c’est que certains remèdes sont pires que les maux. Ces mécanismes de défense vont se traduire par un comportement d’addiction, du sport à outrance, des troubles alimentaires…toute sorte de façon d’éviter de souffrir. Le problème de ces mauvaises habitudes c’est qu’elles sont destructrices, nocives et empêchent d’être soi-même.

Pour aller mieux et se remettre de nos blessures d’enfance, il faut comprendre ce qui nous est arrivé. Quant il nous est impossible de soigner le mal seul, nous devons nous faire aider par un psychothérapeute. 

Ne pas prendre en compte nos blessures a de gros impacts sur nous.

Nos émotions s’exprimant par notre corps (par exemple : l’estomac noué, les jambes flageolantes, le coeur qui s’accélère, la chaleur aux joues…), la première étape est  la prise de conscience des signaux qu’il nous envoie.

Cela constitue également le premier pas vers la guérison de l’enfant intérieur. 

C’est seulement au moment où nous savons reconnaître ce qui provoque en nous un malaise ou un bien-être, que nous pouvons commencer à faire des choix conscients et à entamer un processus de résilience.

Deuxième étape : réagir en adulte aimant et se poser des questions pour comprendre. Une fois nos émotions reconnues et acceptées, nous avons le devoir d’y répondre dans une intention d’apprendre et de grandir. Cela suppose un réel désir d’entendre la voix de notre petite fille intérieure : être à l’écoute et empathique.